jeudi 5 novembre 2009
Nos neurones et nos madeleines de Proust
L'actualité de la bloguo me bouscule...
Ca traboule
ça rebondit
mais entre nous, on ne "taupine" pas, on s'dit tout !
Que je vous raconte !
Armée de mon Progrès du 3 novembre, je "ruminais" mon billet et cherchais "mes madeleines de Proust"...
Et voilà que Fille bavarde parle de fragances car elle a été sniffer chez Jeanne !!!
L'actualité bloguesque n'attend pas... Mon billet sera comme il sera, un petit peu plus spontané !...
Les madeleines... J'adore ces délicieux petits gâteaux aux oeufs, moelleux, moulés dans une coquille Saint-Jacques. Marcel Proust, aussi, s'en régalait dans son enfance : "un de ces petits gâteaux courts et dodus appelés "petites madeleines" qui semblent avoir été moulés dans la valve rainurée d'une coquille de Saint-Jacques" (Du côté de chez Swann").
Le simple fait de regoûter une madeleine fut pour Proust une "expérience de mémoire involontaire".
Et bien, un laboratoire lyonnais a enfin éclairci ce mystère ! Ce n'est pas le goût mais "l'olfaction rétronasale" des choses qui fait ressurgir toutes nos émotions enfouies dans notre mémoire ! "L'odeur c'est dans le nez, mais aussi dans la bouche" déclare la Chercheuse du CNRS/Lyon 1. .. "Les sensations sont portées jusqu'au nez par l'air inspiré"... "à chaque vécu correspond un chemin que suivra une odeur".
Le temps me presse... je n'arrive pas à retrouver de souvenirs par les odeurs qui m'entourent... Aucune Madeleine en vue !!!
Et vous, en avez-vous, en ce moment des Madeleines de Proust ?
avec le chocolat ou les clémentines ou avec vos parfums ?
à vos plumes, si vous le voulez bien...
Commentaires
C'est vrai tout vient du nez !Et les gens qui perdent l' odorat (l'anosmie , heureusement je viens de vérifier , je me trompais de nom, j'aurais eu l'air maline , hi, hi ...) perdent le goût, ce doit être terrible ça !
Ma petite madeleine? ..dès que l'on parle de cela , j'ai tout de suite en tête le goût de la gelée de coings que faisait ma grand mère , même chose si l'on me parle de coings , toc , c'est ça qui me vient à l'esprit, les vacances gourmandes chez ma grand mère ,( j'ai même fait une jaunisse après avoir mangé plein d'éclairs au chocolat faits maison ) ...et je ne retrouve pas ce goût sauf dans me tête ...je trouve cela très bizzare ! pas très claires mes explications !
J'attends de voir les madeleines des autres , et les tiennes petite Plume ? Bisous , bonne soirée!
Mes madeleines ????? Mon dieu.....
Moi aussi, je parlerais bien de ma grand-mère.....
Elle me préparait deux plats dont je raffolais et qu'elle seule savait préparer de la sorte, malgré l'aspect "commun" de ces plats.....
Il y avait d'abord le steack haché avec la purée mousline..... Elle écrasait le steack haché dans la poêle, en début de cuisson, de façon que je le recevait dans mon assiette en petits morceaux très, très bien cuits et malgré tout terriblement goûteux..... Une merveille !!! :o)
Et puis il y avait aussi les saucisses qu'elle coupait en deux dans la longueur pour qu'elles soient vraiment très cuites et sans un poil de graisse.... Elles les accompagnait invariablement de pommes de terre et de haricots verts cuits à l'eau qu'elle me coupait en tous petits morceaux qu'elle mélangeait avec une grosse noix de beurre et du sel...... Mmmmmhhhhh....... C'était à tomber par terre !!!! :o)
Merci pour ces merveilleux souvenirs qui remontent à ma mémoire pour mon plus grand plaisir.....
l'odeur de la menthe dans le jardin que l'on vient d'arroser,c'est mon père ,les soirs d'étés quand je n'étais pas plus hautes que cette menthe,et puis l'odeur des figues,et la bouche toute collante d'un après midi au Portugal;et puis l'odeur du boudin blanc de Noël,ça c'est mon grand père charcutier...tu as ouvert une boite sans fond,je pourrais te parler toute la nuit de mes madeleines!
biz
Je suis ce qu'on appelle "un nez". J'ai l'odorat très développé (je suis archimyope et sourde, ça compense !) et une mémoire olfactive en adéquation.
De mon enfance...Je souviens comme d'hier de l'odeur du lait dans la laine des jeunes cabris que je nourrissais au biberon, chez mes grands-parents. De l'odeur des draps qui séchaient au grand air de la campagne. Mes narines frémissent au souvenir de l'odeur des foins coupés qu'on liait en bottes et qu'on remisait dans la grange.
Je me rappelle la saveur des roudoudous. Des berlingots de lait, du chocolat noir râpé sur les tartines de beurre en guise de quatre heures. Les chataignes cuites sur la braise. L'encaustique sur les meubles. Le cuir tanné d'une selle. Le salpêtre des vieilles pierres. Les volutes d'un encensoir. Les embruns d'un bord de mer.
J'aime retrouver les senteurs familières d'une vieille eau de cologne, d'un parfum porté par un être aimé.
La fragrance dont je suis la plus accro, c'est celle qui émane de la peau de mon homme. Lorsqu'il était en déplacement, je nichais mon nez dans son oreiller et, tel un bébé qui sent l'odeur rassurante de sa mère, je m'endormais la tête pleine de rêves, le coeur empli d'amour.
Quand je me sens angoissée, je joue avec ma mémoire olfactive et je retrouve toutes les senteurs qui m'apaisent, me remémorent d'heureux souvenirs. Je m'en énivre.
J'ai beaucoup aimé le livre de Patrick Süskind "Le Parfum" pour toutes les sensations olfactives qu'il a générées.
A la suite d'un méchant et très gros rhume, et surtout d'un médicament à pulvériser dans le nez, j'avais perdu totalement le goût et l'odorat. C'était épouvantable : l'impression de manger du carton, du papier, n'importe quoi... et l'appêtit qui s'en va, et la déprime qui arrive car on se dit que le quotidien va être invivable. Le repas ou les plats au four peuvent bien brûler. Et le pire, on ne retrouve plus l'odeur du café du matin, le pain grillé, le goût de la confiture... le beurre est une affreuse chose grasse qui colle au palais... Et l'odeur de la maison lorsqu'on ouvre la porte, et les multiples senteurs du dehors. Je me suis rendu compte que, jusqu'àlors, je vivais comme un chien de chasse, toujours aux aguets d'une effleuve, d'une trace de senteur réveillant aussitôt "l'autrefois". J'ai retrouvé en partie mon odorat, un peu moins le goût... hélas, au moindre froid, à la première réaction allergique, je me retrouve handicapée !
Les madeleines , on les mangeait sur la plage , elles avaient gout de sable
Des odeurs qui me transportent : l'encens dans les églises , les oeillets d'inde , chez ma grand mère aussi , le petit pot de colle de l'école primaire , et puis un parfum d'homme , qu'un seul homme avait porté , il y a longtemps ....
un envoutement ..
Mercu de nous aider à renifler ..bises chère Plume
@ Ma Nourse
Comme toi, j'ai des souvenirs, mais dans ma mémoire, aucune odeur actuelle ne me transporte dans mon enfance. Je cherche encore !
Sauf une que j'ai retrouvé cet été, lors d'une rando, dans une vigne. J'ai senti cette odeur un peu âcre de ces feuilles qui m'ont embarquée à la campagne dans le Beaujolais, quand j'allais en vacances dans une ferme, et que j'aidais à attacher les branches de vigne...
Je t'embrasse
@ Maiqueta
Encore des souvenirs avec une Grand-Mère...
Refais-tu ces recettes à ton Mimosin et à ton Pitufin ?
Madame T va m'en vouloir un petit peu de vous poser des questions...
Je vous embrasse mes deux p'tites Trentenaires
@ Ovar
Comme tes Madeleines sentent bon "le Sud", tu as des souvenirs et moi j'ai des images en lisant ton commentaire !
Mon Père aussi a travaillé des années dans une boîte de salaisons et son employeur, la célèbre "Colette" fait toujours partie des VIP aux Halles de Lyon !
Je t'embrasse
@ Ksénia
Mais sais-tu que tu es un trésor ? Tu pourrais faire une candidature spontanée chez les grands parfumeurs qui sont toujours à la recherche de "nez" !
Que de souvenirs... C'est vrai que lorsque l'on a des sens abîmés, les autres sont plus développés...
Notre mémoire est un véritable coffre fort, il faut la ménager et s'en servir à volonté.
Je te bisoute
@ TaTyDaNy
Les médicaments nous soignent et nous détraquent...
Le meilleur remède c'est le sérum physiologique à employer régulièrement, ce que l'on ne fait évidemment pas lorsqu'on est adulte.
J'ai horreur d'être enrhumée pendant les fêtes de fin d'année pour ne pas profiter de toutes les saveurs des mets de ces repas de fêtes...
Fais attention à toi, il va faire froid à Lyon
Je t'embrasse
@ Jeanne-Constance
Encore des souvenirs chez ta Grand-Mère...
C'est vrai, l'odeur de la colle blanche, j'adore l'odeur de la colle !...
Et puis ces jours, grâce à la bloguo, j'ai retrouvé l'odeur des rubans bicolores de machines à écrire.
Quant au "parfum d'homme"... tu nous en avais déjà parlé ?... Comme il a dû te marquer...
Je t'embrasse
Madame T ne peut pas t'en vouloir...elle t'adore ma belle Plume...
Pas eu le temps de te répondre...mais je vais le faire... :-)
Je pense à toi, te souhaite une douce journée, et un très bon WE, ici ou ailleurs... ;-)
A très vite ma belle Plume...
Un parfum de bonbon à la menthe ramène toujours le souvenir de ma grand-mère et l'odeur du bois au soleil un goût des vacances d'enfance dans la montagne. Pas de rappel gustatif par contre. Bisous.
J'ai essayé, et essaie à nouveau, parfois, mais jamais je n'ai pu égaler le maître !!!! :o)
Madeleine leine leine !!!
J'aime bien moi les billets "plus spontanés" ! Il y a dedans un petit grain d'urgence qui est le sel du plaisir de te lire !
Des madeleines proustiennes, oui, j'en ai comme tout le monde! J'en abuse pas : cette impression doit rester fugace sinon on sombre vite dans la mélancolie comme en écoutant "mes jeunes années" de Trenet ou "Hier encore" d'Aznavour !!
@ T....
Oh, ma ptite T... que ça me fait plaisir... Moi aussi je pense à toi, encore plus en ce moment pour ne pas oublier "le jour"...
Je t'embrasse
@ Ptitlapin blanc
Encore une Grand-Mère... Ils nous marquent tant nos grands-parents...
Je t'embrasse
@ Antiblues
Avec l'expérience de la vie, j'ai appris à être moins spontanée... impulsive...
Et tu sais que mes billets sont préparés, travaillés pour ESSAYER d'atteindre "ma" perfection !
Mes bêtises de Pluminette me permettent de me lâcher justement...
Ces souvenirs ne sont pas toujours mélancoliques, mais doux, pleins de tendresse comme savent si bien la donner les grands-parents, et ils nous plongent dans notre enfance et tout à coup nous rendent notre jeunesse...
Et tu le sais, en vieillissant, les souvenirs reviennent... Oublier le temps présent... comme c'est bon comme aujourd'hui où le temps est triste à mourir...
Je me console en espérant faire de jolies photos avec la pluie qui fera des ronds dans l'eau !
Je t'bisoute
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